mercredi 17 septembre 2008

UNE PAGE SE TOURNE...


Chers amis, Chers lecteurs,

Après mûre réflexion, nous avons décidé de suspendre l’activité de la Gauche Alternative du Pays de Meaux.

Nous sommes en effet nés des suites du « non » victorieux au référendum de 2005. Militants politiques, syndicaux, associatifs, ou citoyens, nous partageons la volonté de faire du neuf. Il existe dans ce pays un large espace et une audience pour la gauche antilibérale. Pour une gauche qui ne renonce pas, qui soit capable de réinventer, par-delà les clivages du passé, un nouveau programme, de nouvelles manières de militer. Qui puisse porter l’idée toujours neuve d’un monde plus juste.

Nous avons tenté de concrétiser cet espoir par des candidatures unitaires aux présidentielles et aux législatives. Ce fût un échec, avec pour résultat cinq ans de sarkozysme. La logique des intérêts partisans, le manque de temps et de clarté sur les objectifs sont sans doute quelques-unes des raisons de cet échec.

Pourtant, nous ne renonçons pas. Il faudra, un jour ou l’autre, que cette union se fasse. Et le plus tôt possible. C’est dans cet état d’esprit que nous avons accueilli la proposition faite par la LCR de créer un nouveau parti anticapitaliste (NPA). Avec scepticisme d’abord, car nous n’oublions pas la responsabilité que porte cette organisation dans l’échec des candidatures unitaires. Avec intérêt ensuite, lorsque nous avons vu le dynamisme créé par cette initiative, l’affluence aux réunions, l’envie de militer de nos concitoyens. Avec enthousiasme enfin, lorsque nous sommes allés à la première coordination nationale des collectifs du nouveau parti, fin juin. Non seulement nous avons pu constater l’affluence de délégués représentant près de 10000 personnes, mais en plus que la LCR jouait le jeu en acceptant d’être largement minoritaire dans l’instance de coordination nationale.

Nous avons toujours considéré la Gauche Alternative comme une forme transitoire. Sans aucune vocation à devenir « un parti de plus » dans le champ d’une gauche radicale déjà émiettée. Force nous est de constater que le NPA est aujourd’hui la seule proposition politique clairement nouvelle et ouverte. Tandis que les collectifs unitaires s’épuisent à survivre sans perspectives, en voici une qui nous est offerte, cartes sur tables, dynamique.

C’est pourquoi nous décidons de jouer le jeu et d’intégrer collectivement le comité de Meaux pour le nouveau parti. Prenant acte de l’ouverture du processus, nous décidons de l’accompagner jusqu’à la fondation du nouveau parti, au début de l’an prochain. Nous ferons alors un bilan de notre participation, et notamment de la prise en compte de nos options antilibérales et unitaires.

Car nous ne renoncerons jamais, ni localement, ni nationalement, à trouver une ou des formes, pour que la gauche de transformation sociale redevienne majoritaire dans ce pays. Il semblerait, en cette période de fin des universités d’été, que les choses commencent à bouger dans les têtes… Tant mieux !

En tout cas, dès septembre, nous chercherons de nouveaux moyens d’agir en commun avec tous ceux et toutes celles qui ne se résignent pas… Et les combats ne manqueront pas.


Vous pourrez nous retrouver et continuer de dialoguer avec nous sur le blog mis en place par le comité Npa du Pays de Meaux,


http://npa-meaux.blogspot.com/

jeudi 19 juin 2008

En Seine et Marne la grogne prend aussi

Le mécontentement social s'étend aussi en Seine et Marne dans le secteur privé.

Début juin, ce sont les salariés du groupe Kuehne + Nagel qui se mettent en grève. Ce groupe est transporteur de produits frais et de bazar, notamment à destination des magasins Carrefour. Les salariés de 17 des 51 entrepôts français (1500 personnes sur 6000 salariés) bloquent les sites pour obtenir 4% d'augmentation salariale et un intéressement aux bénéfices de l'entreprise. En Seine et Marne, ce sont les sites de Lieusaint, Dammartin-en-Goële, Châtres et Savigny-le-Temple qui sont bloqués.

A Meaux, ce sont les salariés de Brake France (située dans la zone artisanale) qui se mettent en grève le 10 juin. Brake France est aussi une entreprise de livraison, principalement à destination des restaurateurs et de collectivités locales. Les salariés demandent une amélioration des conditions de travail, ainsi qu'une hausse de salaire de 100 euros pour tous, 150 euros pour les travailleurs de nuit.

Ces deux cas, comme de nombreuses grèves partout en France montrent l'échec total du "président du pouvoir d'achat". Ce pouvoir d'achat, avec une forte inflation sans hausses de salaires, est bien à l'ordre du jour. Mais manifestement pas à celui du gouvernement.

Pour permettre à chacun de vivre décemment, de se nourrir, se déplacer, se distraire en toute tranquilité, la Gauche Alternative se solidarise bien évidemment avec ces mouvements, et souligne l'urgence d'une hausse des salaires et des minimas sociaux. Pas de Smic à moins de 1500 nets tout de suite, c'est possible, c'est faisable et c'est nécessaire.

mercredi 18 juin 2008

La blague de la semaine...

Vous connaissez le cablo-opérateur Numéricable (ex-Noos, ex-UPC, etc...). Peut-être étiez-vous plaignants lors de l'audience qui s'est tenue à Meaux le 26 Mai. Audience durant laquelle le parquet a requis 180000 euros d'amende contre cette société.

Numéricable est un symbole de la libéralisation à la hache du secteur des télécommunications.

Fusions à la chaîne, délocalisations des fichiers clients en Hollande entraînant des doublons de facturations, personnel technique réduit à sa portion congrue incapable d'assurer les services proposés... Bilan : des dizaines de milliers de clients privés des mois durant de téléphone, de télévision, d'internet, ou soumis à des facturations relevant du fantastique.

Or, l'enjeu futur du secteur des télécommunications réside dans le passage à la fibre optique. Celle-ci permettra à terme de pouvoir recevoir des dizaines de chaînes de télévisions, de pouvoir télécharger un film en trois minutes...

On aurait pu croire que le gouvernement tirerait leçon des errements passés.

Erreurs d'une fausse concurrence ou des opérateurs se sont entendus sur le prix des communications mobiles pendant une décennie (France Télécom, Bouygues et SFR ont été condamnés à une manede record deplusieurs centaines de milliers d'euros).

Erreurs d'une libéralisation artificielle où l'Arcep (successeur de l'Autorité de Régulation des Télécommunications) interdisait à France Télécom de dépasser 50 % de part du marché pour laisser les concurrents exister. Ce qui laissait au consommateur le choix entre un service France Télécom correct mais cher pour ne pas être trop attractif, ou un service alternatif (Alice, Neuf...) plus abordable mais plus aléatoire...

Que va t-il se passer ?

L'installation de la fibre optique coûte extrêmement cher (1200 par personne). On peut donc déjà craindre que les acteurs du secteur qui fusionnent à tout-va (il reste en gros Free, Neuf et France Télécom) soient tentés de se partager un marché au détriment du consommateur pour "éponger" les investissements.

Le gouvernement vient d'en rajouter une couche par un petit amendement à la Loi de Modernisation de l'Economie, le 9 juin. Cet amendement qui a fait l'objet d'un étrange consensus PS/UMP autorise Numéricable à installer la fibre dans tous les immeubles déjà câblés. Soit 10 millions de foyers. Sans avoir à demander l'accord des co-propriétaires (dont beaucoup aimeraient bien s'en débarrasser).

Comment peut-on accorder un tel monopole de fait à une société au passé déjà si chargé ? Comment peut-on accepter de faire de nouveau jouer au consommateur le rôle de vache à lait ?

Plus que jamais, un grand service public de la communication, accessible à tous, garantie de l'intérêt général, dans un domaine aussi vital que celui-ci, constitue la seule garantie d'un service de qualité pour le consommateur et le citoyen.

Le coup de gueule de la semaine...

... C'est le NON irlandais, bien sûr ! Non pas qu'on ne soit pas contents, bien au contraire, que le seul peuple européen consulté par référendum sur la question ait soigneusement renvoyé aux dirigeants européens le bras d'honneur qu'ils avaient fait aux citoyens (en France le 4 Février, cf notre blog) en refusant de les consulter.




Simplement on constate que les élites européennes ont tellement pris l'habitude de bafouer les décisions démocratiques qu'à peine le vote acquis, elles envisagent de simplement faire... revoter les Irlandais. Elles n'ont même pas pris la peine de jouer le catastrophisme dont on nous avait abreuvé en 2005. Comme si le vote était d'ores et déjà nul et non avenu... L'"incident irlandais", dit Sarko...

Pourquoi ? En plus des habituels arguments (manque d'information des populations, de "pédagogie", réflexes chauvins, conservateurs) qui masquent à peine un mépris profond pour l'expression démocratique lorsqu'elle ne va pas dans le sens des décisions des classes dirigeantes, cette fois, on en a trouvé un nouveau.

Hé oui ! Est-ce possible qu'un peuple qui représente 1 % de la population européenne et qui s'est "goinfré sur le dos de l'Europe" (Sarko de nouveau) puisse s'opposer ainsi à la construction européenne ? En langage clair, quand on demande à quelqu'un de voter en fonction de l'argent qu'il a reçu, ça s'appelle du clientélisme. Belle conception de la démocratie...

Pour finir, offrons quand même la palme du journalisme à l'éditorial de Pierre Rousselin (Figaro du 14 juin). On ne résiste pas au plaisir de vous livrer quelques extraits :

[...] en Irlande, comme en France et sans doute ailleurs, il suffit de présenter un texte au suffrage des électeurs pour que l'addition des mécontents, aux motivations disparates et contradictoires, dépasse le nombre de ceux assez motivés pour aller voter en faveur d'un texte déjà approuvé par leurs élus.

Heureusement, l'Irlande est le seul pays dont la Constitution l'oblige à soumettre tout traité au vote populaire…[...] Un nouveau texte, avec des amendements mineurs répondant aux inquiétudes irlandaises, peut être soumis à un second vote en Irlande. [...] Il n'y a pas d'autre solution. Renégocier le traité de Lisbonne est hors de question.[...]

Manifestement, certains n'ont rien appris depuis 2005...

Le dessin de la semaine


Source : Le Canard Enchainé

mardi 3 juin 2008

Le coup de gueule de la semaine...


Le référendum sur le Traité de Lisbonne, remplaçant du défunt Traité Constitutionnel Européen aura lieu en Irlande aura lieu le 12 juin.


On savait déjà les manoeuvres mises en place pour forcer la main au peuple irlandais : Livre blanc français sur la défense classé secret défense pour ne pas effaroucher des Irlandais attachés à leur neutralité, matraquage et plan gouvernemental irlandais pour faire passer le "oui" révélés par le Daily Mail britannique, doutes entretenus jusque récemment sur la date même du référendum...

Or, le 13 février 2008, au Parlement européen, le député européen Francis Wurtz et d’autres députés européens de la Gauche Unitaire Européenne déposent un amendement.

Cet amendement demande que le Parlement européen « s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais » sur le traité de Lisbonne le 12 juin.

Le 21 février 2008, les députés européens votent pour adopter ou rejeter cet amendement.
Que croyez-vous qu’il arriva ?

Seulement 129 députés européens ont voté POUR cet amendement. 12 députés européens de nationalité française ont sauvé l’honneur. En revanche, 499 députés européens ont voté CONTRE cet amendement dont 46 députés européens de nationalité française. Y compris des Verts et des Socialistes tenants du NON...

A quoi devait servir le TCE en 2005 ? Ah oui... "élargir les champs de compétence du Parlement Européen". Heureusement...

L'EPR empire



Il n'y a pas que chez nos voisins que le nucléaire pose problème... Après les retards en cascade du chantier EPR (réacteur de nouvelle génération) en Finlande, c’est au tour de celui de Flamanville d’être arrêté depuis le 21 mai, suite aux « anomalies » relevées, dans la construction, par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).


L'EPR est dangereux en lui-même car trop puissant et produisant des déchets encore plus nocifs que les réacteurs précédents. Il l'est aussi par la recherche frénétique de profits. Celle-ci conduit à la mise en place d’une incontrôlable cascade de sous-traitants, d’une pression sans cesse augmentée sur les salariés, d’économies sur les matériaux, à tel point que le béton n’a pas la qualité requise et que les armatures métalliques sont déficientes.

Ici ce sont en effet les travaux de terrassement, le ferraillage et le béton qui ont été confiés par EDF au groupe Bouygues. Et ce sont des fissures à la suite de la coulée d'un bloc de béton composant la plate forme de l'îlot nucléaire de l'EPR qui ont provoquées la suspension du chantier. Mais rassurons nous : Thomas Houdré, chef de la division de Caen de l'ASN a estimé que "techniquement, ces anomalies ne posent pas de problème en matière de sûreté, mais elles illustrent toutefois un manque de rigueur au niveau du chantier qui est inacceptable" (source AFP). On respire...

Prochaine réunion du Collectif Nouveau Parti


Le collectif d'initiative du Pays de Meaux pour un Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) se réunira mercredi 4 juin à partir de 20h30 à la salle de la Convivialité attenante à la mairie à Chauconin Neufmontiers.

jeudi 29 mai 2008

Retour sur la campagne de José Bové




Les éditions Goutte de Sable publient un ouvrage de photos réalisées durant la campagne présidentielle : Carnet de campagne 2007 José Bové, par Georges Bartoli et Thierry Baffou...






Rats des villes et rats des champs.
On aurait pu croire les genres définitivement séparés par La Fontaine...

Cette campagne aura bien prouvé le contraire. Dans les citées, dans les villes, on aura parlé malbouffe et même souveraineté alimentaire. Sur les causses, dans les prairies de l'ouest, on a débattu de solidarité, d'immigration, mais aussi de pollutions et d'enfouissement de déchets divers et avariés. Bref, partout on aura parlé de tout, et 'est bien ce qu'auraient voulu éviter ceux qui ne voulaient parler que d'eux, que de l'impossibilité de changer les choses et surtout de mettre en route un autre monde.

Dans ce tour de France, on aura vu les invisibles, entendu les inaudibles, serré la louche de ceux qui ne savaient de la politique que ce qu'ils voyaient à la télé et puis, surtout, lancé des passerelles...vers les étoiles ? Peut être !

Mais cette France là qui " ...montait des mines, descendait des collines, celle qui chante en moi, la belle, la Rebelle .. " , du moins avant que les mines ne soient fermées et les collines désertées, c'est justement celle qui rêve d'étoiles et ne voit que la nuit [...]

José Bové

lundi 19 mai 2008

Appel de Politis

Le journal "Politis" a lancé cette semaine un appel signé par des acteurs politiques allant de la LCR à la gauche du PS et de nombreux intellectuels. Il fait le constat de la nécessité d'une réponse antilibérale à la situation actuelle, et de celle d'un "cadre permanent pour faire front". Il suscite le débat et a déjà recueilli près de 3000 signatures en cinq jours. Nous vous invitons à le lire. Et vous pouvez le signer sur : http://www.appel-a-gauche.org





L'alternative à gauche, organisons-la !



Nous célébrons l'anniversaire de mai 68.

Le temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.

La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de privilégiés. Les crises financières s’enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.

C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.

En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font jour.

À quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous : quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle redonner majoritairement le ton à gauche ?

À cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.

Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique.

La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée.

Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.

Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir.

Un cadre permanent pour faire front

Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et des rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.

Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin de prolonger ces échanges.

Premiers signataires :

Paul Ariès, Ariane Ascaride, François Asensi, Clémentine Autain, Christophe Barbillat, Francine Bavay, Hamida Bensadia, Pierre Bergougnoux, Jacques Bidet, Martine Billard, Jean-Jacques Boislaroussie, Patrick Braouezec, Bernard Calabuig, Yves Contassot, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse, Thomas Coutrot, Claude Debons, Bernard Defaix, Marc Dolez, Annie Ernaux, Jean-Claude Gayssot, Jacques Généreux, Susan George, Dominique Grador, Robert Guediguian, Michel Husson, Raoul-Marc Jennar, François Labroille, Frédéric Lebaron, Jacques Lerichomme, Philippe Mangeot, Roger Martelli, François Maspero, Gérard Mauger, Marion Mazauric, Daniel Mermet, Mohammed Mechmache, Philippe Meyrieu, Claude Michel, Yann Moulier-Boutang, Dominique Noguères, Michel Onfray, Christian Picquet, Christophe Ramaux, Yves Salesse, Denis Sieffert, Patrick Silberstein, Evelyne Sire-Marin, Emmanuel Terray, Rémy Toulouse, Marcel Trillat, Christophe Ventura, Marie-Pierre Vieu, Claire Villiers.

jeudi 15 mai 2008

Prochain Conseil Municipal le 23 Mai


Initialement prévu pour le 15, et sans doute à cause du travail intensif à l'assemblée nationale, le conseil municipal est reporté par le roi COPE, défenseur du rapport ATTALI, au vendredi 23 mai à 18h30

Comme d'habitude les élus de l'opposition l'apprennent par la bande et aucun document de travail ne n'est encore parvenu alors que les commissions municipales bidons se réunissent pour se congratuler et s'auto féliciter du merveilleux travail accompli pour la préparation de ce conseil

Il va falloir faire entendre la voix des électeurs qui ne sont pas représenté par l'équipe municipale

Alors venez nombreuses et nombreux pour soutenir Rémy Bultingaire et l'ensemble du groupe municipal de la Gauche Unie !!

Les caméras de JFC sont elles si efficaces que ça ?

JFC a attaqué la gauche lors des municipales sur son opposition à la vidéo surveillance, sans être capable de fournir une seule donnée probante de son utilité. Or, voyez ci-dessous le constat que font nos voisins anglais, pionniers de la vidéo-surveillance. Est-ce vraiment la peine de fliquer ses concitoyens pour d'aussi médiocres et couteux résultats ?

Et, pendant ce temps, la France choisit par décret, contre l'avis de la Commission Informatique et Liberté (CNIL), la biométrie et le fichage central pour ses passeports. Avec empreintes de huit doigts à la clé. France, pays de liberté ? Surveillée, alors...


La vidéosurveillance, implantée à grande échelle au Royaume-Uni, est un "véritable fiasco" et n'a pas réussi à faire reculer la criminalité. "Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel mais on n'a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées devant un tribunal. C'est un véritable fiasco", a déclaré Mike Neville, responsable du Bureau des images, identifications et détections visuelles (Viido) de Scotland Yard.

Seuls 3% des vols sur la voie publique à Londres ont été élucidés grâce à des images provenant des nombreuses caméras de surveillance installées dans la capitale britannique. Les policiers rechignent à utiliser ces images, "parce que c'est un gros travail". Les caméras n'ont pas non plus un rôle préventif, de nombreux criminels partant du principe qu'elles ne sont pas en fonction.Environ 4,2 millions de caméras couvrent le pays, soit environ une pour 14 Britanniques. Un individu peut ainsi avoir son image captée par une caméra jusqu'à 300 fois par jour.

La CCTV (closed-circuit television) a connu un véritable essor au début des années 1990 pour prévenir la désaffection des centres commerciaux en raison de la criminalité. Dès 1997, le parti travailliste en a fait un de ses outils de prévention majeurs.Dans la décennie 1990, le ministère de l'Intérieur a consacré 78% de son budget de lutte contre la criminalité à l'installation de caméras. On estime qu'entre 1994 et 2004, environ 500 millions de livres (630 millions d'euros) d'argent public ont été dépensés à cet effet.

samedi 3 mai 2008

Recomposition à gauche

Le débat sur une alternative à gauche se poursuit... Autour, notamment mais pas exclusivement, du projet de Nouveau Parti Anticapitaliste initié par la LCR. Un certain nombre d'entre nous ayant signé l'appel local à la création de ce parti rédigé en commun par des militants politiques syndicaux associatifs et citoyens du Pays de Meaux, nous le publions ici.
N'hésitez pas à réagir.


Ensemble, construisons un nouveau parti !


Un constat quotidien pour toutes et tous : régression sociale généralisée !

D’année en année, nos conquêtes sociales du siècle dernier sont attaquées une à une par les gouvernements successifs. Dans tous les domaines, nos droits les plus élémentaires sont bafoués.

Cette situation de casse systématique des acquis sociaux s’inscrit dans la logique de mondialisation capitaliste qui voudrait dresser les travailleuses et les travailleurs du monde entier les uns contre les autres pour mieux les exploiter. La folle course au profit dans laquelle sont engagés les maîtres du monde menace notre survie même en pillant et détruisant
la planète.

Localement, Copé fait de Meaux un laboratoire de la politique du gouvernement : diminution du nombre de logements sociaux, place au tout sécuritaire (renforcement des effectifs de la police municipale, installation de la vidéosurveillance, d’un cantonnement de CRS à Meaux), démocratie de façade (conseils de quartiers bidons, clientélisme…), politique culturelle marchande, exonérations fiscales sans créations d’emplois, zones franches…

La politique de la gauche gouvernementale est impuissante parce qu’elle accepte la logique du profit, de la concurrence et la remise en cause des services publics. On n’a, par exemple, pas beaucoup entendu la direction du P.S au Parlement ni sur les régimes spéciaux, ni sur les franchises médicales, ni sur le service minimum. Et même lorsqu’elle pourrait faire respecter le vote des citoyens qui ont massivement rejeté la Constitution européenne le 29 mai 2005, elle préfère s’abstenir.
Il y a urgence à reprendre l’offensive !

Depuis 1995, les luttes ne cessent de se développer, preuve d’un rejet de plus en plus massif de cette société : grèves contre le démantèlement des retraites en 1995, 2003, 2007, révolte des banlieues, lutte contre le CPE en 2006, mobilisations massives dans l’Education Nationale …

Il est temps de construire un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force. Ce débouché politique doit porter le projet d’une autre société plus juste, plus humaine et plus égalitaire.
Il est temps d’en finir avec la logique marchande : nos votes, nos besoins, notre bien-être doivent être prioritaires !

C’est pourquoi nous, habitants de Meaux et ses environs, militants syndicalistes, associatifs, antilibéraux, personnes révoltées par ce système, reprenons l’appel national de la LCR et décidons de nous regrouper pour former un comité local pour un nouveau parti anticapitaliste.


Vous qui rejetez le capitalisme, brutal et inhumain, rejoignez-nous !

“Nous voulons construire ensemble un parti qui soit un lieu de réflexion et d’action autour des valeurs fondamentales de l’anticapitalisme, du féminisme, de l’antiracisme, de l’écologie, de l’internationalisme et de la démocratie.
Dépassons les divergences idéologiques du passé pour forger ensemble une nouvelle alternative politique et sociale”

Premiers signataires :

Achille Blot, étudiant, assistant d’éducation, militant LCR et Gauche Alternative
Frédéric Brault, fonctionnaire territorial, syndicaliste CGT, militant ATTAC et Gauche Alternative
Thomas Brisset, étudiant, militant LCR et Gauche Alternative
Béatrice Brisset, salariée du privée
Rémy Bultingaire, conseiller municipal, fonctionnaire, syndicaliste SNUI
Brigitte Cavrero, fonctionnaire, ancienne militante du PCF
Stéphane Cavrero, cadre commercial, ancien militant du PCF
Cécile Chevalier, fonctionnaire, syndicaliste SNUI, militante Gauche Alternative
Cécile Crétenet
Aurélie Fassion, professeur
Nathalie Fragaglia
Julien Froger, assistant d’éducation, militant LCR et Gauche Alternative
Sarah Kouassi, étudiante
Eugénio Labarca, fonctionnaire territorial, syndicaliste SUD, militant Gauche Alternative
Olivier Lefort
Sylvie Loisel
Jean Michel Malrieu
A Lamine N'Diaye
Véronique Giraudeau N'Diaye
Marie-Louise Nolorgues, EJE
Damien Pernet, professeur de lettres et d’histoire
Gwenaële Pirou, professeur des écoles, syndiquée SNUipp, militante LCR
Jean-Luc Pirou, instituteur, ancien militant du Parti des Travailleurs
Baudouin Soulis, graphiste-rédacteur indépendant, militant ATTAC et Gauche Alternative
Vatbled Pierre, étudiant, Gauche Alternative

mercredi 30 avril 2008

Faits et méfaits autour


Concernant le site de Claye Souilly choisi pour être un site "de captage et de stockage géologique de CO2 de taille industrielle" (texte de Véolia), le maire de Claye Souilly refuse la simple tenue d'une réunion d'information sur le sujet.

Il est vrai qu'une implantation de cette taille ne nécessite ni information ni consultation des citoyens...


Le blog ami Aldorande en parle bien mieux que nous, on vous invite à y jeter un coup d'oeil, et c'est par là :


Pour une gestion publique de l'eau en Ile de France




Nous reproduisons partiellement ci-dessous une tribune de Jacques Perreux, vice-président du conseil général du Val-de-Marne, et de Marc Laimé, journaliste, auteur du Dossier de l'eau (édition du Seuil).

Les dernières élections municipales ont permis de mettre en débat dans de nombreuses villes l'enjeu de la gestion de l'eau. Et beaucoup d'équipes, aujourd'hui en place, se sont engagées en faveur d'une gestion publique et citoyenne de l'eau. C'est le cas à Paris, à Toulouse et dans de nombreuses villes de banlieue parisienne où le contrat du SEDIF (Syndicat des eaux de l'Île-de-France) qui regroupe 144 communes, confié à Veolia (anciennement Compagnie générale des eaux) depuis 1923, arrive à expiration le 31 décembre 2010. À l'issue du scrutin de mars, le rapport des forces politiques au sein du syndicat a sensiblement évolué en faveur de la gauche :

70 villes sont dirigées par la droite,
67 par la gauche, 3 par le Modem
et 4 par des équipes sans étiquette.


Si on retient l'hypothèse que, lorsqu'on est de gauche, on se prononce normalement pour une gestion publique de l'eau, et si on y ajoute que des élus de droite ont pris position pour cette option, il est clair qu'une véritable opportunité est ouverte. Elle ne doit pas être gâchée. Depuis des années, de nombreuses forces - associations, collectifs de citoyens et élus - sont mobilisées sur cet enjeu. Elles le font à partir de raisons diverses :


- des positions philosophiques, parce que l'eau, en tant que don de la nature et bien commun, se doit d'être gérée ensemble, avec comme seul objectif l'intérêt général ;


- des préoccupations sociales, parce que, évidemment, lorsqu'il n'y a pas besoin de rémunérer des actionnaires, toujours plus gourmands, le prix de l'eau facturé à l'usager est moins élevé ;


- des engagements écologiques, parce que, pour la protection de la ressource, de la biodiversité et de la santé, le bon principe de précaution est de ne pas déléguer la gestion de l'eau et de favoriser l'implication citoyenne ;


- des dimensions altermondialistes, parce que les peuples qui luttent pour maîtriser la gestion de leurs ressources trouveraient, face aux multinationales françaises de l'eau, un point d'appui dans la republicisation de l'eau en France même.


Ces forces, qui se mobilisent pour l'une de ces raisons ou pour toutes à la fois, ont aujourd'hui besoin de mutualiser leurs actions, de se coordonner pour établir une stratégie commune. Les succès des débats, l'écho des actions, l'impact des enquêtes de l'UFC-Que choisir sur les bénéfices astronomiques réalisés dans le domaine de l'eau, l'audience des émissions de radio et de télé consacrées à ce sujet, expriment des exigences fortes de nos concitoyens, qui doivent se traduire dans la direction et le mode de gestion du SEDIF. Les tenants du libéralisme perçoivent ce mouvement, s'en inquiètent et cherchent la parade. Les intérêts financiers en jeu sont considérables, et on peut supposer que dans le domaine de l'eau les lobbies ne sont pas moins actifs que dans celui des OGM, dénoncés dernièrement par des parlementaires de droite. [...]


Les enjeux sociétaux et environnementaux de la gestion de l'eau en Île-de-France sont d'une telle ampleur qu'ils appellent un examen serein et objectif d'évolutions dont la maîtrise ne peut être abandonnée ni à un courant politique, ni à une coalition d'intérêts privés. Porteurs des attentes exprimées par leurs concitoyens qui les ont élus, les nouveaux délégués du SEDIF ont l'occasion de refonder un nouveau pacte démocratique et citoyen autour d'un enjeu essentiel. En lien avec une mobilisation qui monte en puissance, la refondation d'un nouveau pacte démocratique et citoyen autour de l'eau serait ainsi à portée de main.

Compte rendu de la journée du 13 Mai


Entre trente cinq et quarante personnes sont venues partager un moment chaleureux avec nous en ce dimanche ensoleillé. Journée d'autant plus encourageante que nombre des présents étaient venus grâce aux quelques affiches posées chez les commercants meldois. Avec quelques couacs horaires, nous avons pu suivre notre programme et débattre autour de l'Amérique Latine toute la journée.


Pour ma part, un aspect m'a frappé : celui de voir à quel point ces expériences sont d'actualité, et suscite immédiatement des débats de fond. Comment s'organiser ? Quel projet promouvoir ? Comment résister face aux attaques des forces réactionnaires ? Comment promouvoir une politique alternative et avec quels moyens ?


Si vous avez passé une bonne journée, et que vous souhaitez continuer le débat, n'hésitez pas à mettre un petit mot avec vos souvenirs, vos impressions, vos questions, histoire de poursuivre le débat.


Thomas

jeudi 10 avril 2008

Décisions adoptées par la Coordination Nationale


Ce week end du 30 Mars, la Gauche Alternative tenait sa coordination nationale. Composée de représentants de tous les collectifs, elle adopte un certain nombre d'orientations stratégiques pour notre courant.
Ce week-end du 30 Mars, trois décisions d'importance ont été prises (parmi plusieurs) :

1) Sur les élections européennes de 2009 :

Pour les élections européennes de 2009, la coordination nationale des collectifs unitaires (Pour une alternative au libéralisme) appelle à la constitution de listes de large union des partisans d'une Europe sociale, démocratique et écologique, en rupture avec la domination des marchés financiers et la mondialisation libérale.

Elle propose à toutes les forces de gauche qui ont dit non au TCE en 2005 et qui ont refusé la ratification anti-démocratique du traité de Lisbonne en 2008 d'engager sans attendre des discussions sur cette perspective.

2) Sur les états généraux :

Nous décidons de proposer à l’ensemble des forces concernées de préparer des États généraux de la gauche de transformation sociale afin de construire ce rassemblement. Il s'agit évidemment des réseaux, des milliers de militant-es des associations et des syndicats du mouvement social, des citoyen-nes non-encarté-es qui aspirent à la création d’un tel rassemblement, de toutes les forces du Non de gauche du 29 mai, des courants politiques, des partis politiques, qui aspirent à la création d'un tel rassemblement visant une alternative radicale au système dominant d'un capitalisme prédateur

Pour contourner ce blocage au niveau national, nous proposons d’entamer la démarche au niveau local. Donc, nous invitons partout les collectifs à prendre des initiatives (rencontres, forums, débats) adressées à toutes les forces de la Gauche de Transformation Sociale et écologique, pour créer les conditions de la mise en œuvre des Etats Généraux.

3) Rapport au nouveau parti lancé par la LCR :

Elle rappelle que la constitution d’une grande force de la gauche de transformation sociale et écologique nécessite un processus unitaire qui prenne en considération la grande diversité des courants, sensibilités, histoires, mémoires, traditions, et parcours individuels des militantes et des militants.

* Elle constate que le projet de « NPA », déjà lancé, ne correspond pas à notre démarche unitaire et de rassemblement, telle qu’elle a été définie lors de nos Assises, et que la LCR n’entend construire que sur des adhésions individuelles, sans dialogue organisé avec d’autres courants.

* Elle considère que les collectifs n’ont pas vocation à être, en tant que tels, partie prenante de cette construction.

* Elle considère que le débat doit se poursuivre avec la LCR, comme avec l’ensemble des forces de la gauche de transformation sociale et écologique, dans le respect des décisions prises aux Assises et lors des réunions de la coordination.

Elle réaffirme en particulier la proposition faite à la LCR – et le cas échéant à l’organisation qui viendrait à lui succéder – de co-organiser les États Généraux d’une véritable force unitaire de la transformation sociale et écologique.


mercredi 9 avril 2008

Infos sur les mobilisations lycéennes


Un petit blog bien fait et régulièrement mis à jour : celui du lycée Van Donguen en lutte, http://vandongenenlutte.hautetfort.com/

La prochaine manifestation est prévue le Jeudi 10 Avril , RDV 14 h à Paris (Luxembourg), lors de la journée de grève appellée par les enseignants du second degré de région parisienne.

mardi 8 avril 2008

Mouvement lycéen


Depuis plusieurs semaines maintenant, un fort mouvement lycéen largement passé sous silence par les médias nationaux, agite le second degré. Les lycéens et notamment ceux de Seine et Marne se battent contre des suppressions de postes dictées par la politique libérale du gouvernement du "non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite".

Maintenant que Sarkozy a distribué 15 milliards d'euros de paquet fiscal aux plus riches, il faut bien trouver sept milliards d'euros en trois ans pour que la France ne semble pas trop "en retard" sur les réformes européennes lors de sa présidence de l'UE. Les coupes budgétaires et la "réforme de l'état" se sont donc récemment accélérés.

Ce qui explique un peu plus l'autisme politique face aux justes revendications des lycéens de Van Donguen à Thorigny, de Martin Luther King à Bussy Saint Georges, de Coubertin et Vilar à Meaux... Il n'y a guère de marge de manoeuvre prévue, et les pouvoirs publics misent une fois de plus sur un "pourrissement" très démocratique à l'approche du bac...

Et pourtant, n'ont ils pas raison ?!

Alors que ces suppressions viennent s'ajouter aux économies faites année après année sur le dos de l'éducation (manque de profs, de moyens matériels...).
Alors qu'elles touchent injustement les lycées déjà en difficulté (ainsi Vilar perd de nombreux postes tandis que Moissan est épargné...).
Alors que tout ceci dessine progressivement la fin d'une école républicaine et universelle au profit d'une éducation à deux vitesses, entre des lycées privés gavés de subventions et des lycées publics "d'élite" d'une part, et, d'autre part, des lycées ghettos, privés de moyens et de mixité sociale par la fin de la carte scolaire...

Nous soutenons donc les lycéens en lutte ainsi que les enseignants et les personnels d'encadrement. La Gauche Alternative du Pays de Meaux exige, avec eux, la restitution intégrale des postes supprimés dans le second degré.

mercredi 2 avril 2008

Demandez le programme !

Programme :

10-12 h : Le Chili sous Allende

Introduction de Mme Labarca et de son fils, exilés chiliens, suivi d'une projection de la deuxième partie du film "la bataille du Chili" (film de Patricio Guzman, cinéaste chilien engagé, qui tourna ce film durant l'Unité Populaire). La deuxième partie retrace plus précisément la période de l'Unité Populaire jusqu'au coup d'état.
Débat avec la salle.

12 h - 13 h : Repas latino-américain

Il vous permettra d'apprécier un autre aspect de ce continent : sa gastronomie (et ses boissons...)
Les heures sont bien entendu indicatives

13 h - 15 h : Venezuela 1998-2008 : l'expérience bolivarienne et "socialiste"

Introduction de Thomas Brisset, doctorant en sciences politiques à l’IEP de Paris suivi d’un débat avec la salle.