jeudi 15 mai 2008

Prochain Conseil Municipal le 23 Mai


Initialement prévu pour le 15, et sans doute à cause du travail intensif à l'assemblée nationale, le conseil municipal est reporté par le roi COPE, défenseur du rapport ATTALI, au vendredi 23 mai à 18h30

Comme d'habitude les élus de l'opposition l'apprennent par la bande et aucun document de travail ne n'est encore parvenu alors que les commissions municipales bidons se réunissent pour se congratuler et s'auto féliciter du merveilleux travail accompli pour la préparation de ce conseil

Il va falloir faire entendre la voix des électeurs qui ne sont pas représenté par l'équipe municipale

Alors venez nombreuses et nombreux pour soutenir Rémy Bultingaire et l'ensemble du groupe municipal de la Gauche Unie !!

Les caméras de JFC sont elles si efficaces que ça ?

JFC a attaqué la gauche lors des municipales sur son opposition à la vidéo surveillance, sans être capable de fournir une seule donnée probante de son utilité. Or, voyez ci-dessous le constat que font nos voisins anglais, pionniers de la vidéo-surveillance. Est-ce vraiment la peine de fliquer ses concitoyens pour d'aussi médiocres et couteux résultats ?

Et, pendant ce temps, la France choisit par décret, contre l'avis de la Commission Informatique et Liberté (CNIL), la biométrie et le fichage central pour ses passeports. Avec empreintes de huit doigts à la clé. France, pays de liberté ? Surveillée, alors...


La vidéosurveillance, implantée à grande échelle au Royaume-Uni, est un "véritable fiasco" et n'a pas réussi à faire reculer la criminalité. "Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel mais on n'a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées devant un tribunal. C'est un véritable fiasco", a déclaré Mike Neville, responsable du Bureau des images, identifications et détections visuelles (Viido) de Scotland Yard.

Seuls 3% des vols sur la voie publique à Londres ont été élucidés grâce à des images provenant des nombreuses caméras de surveillance installées dans la capitale britannique. Les policiers rechignent à utiliser ces images, "parce que c'est un gros travail". Les caméras n'ont pas non plus un rôle préventif, de nombreux criminels partant du principe qu'elles ne sont pas en fonction.Environ 4,2 millions de caméras couvrent le pays, soit environ une pour 14 Britanniques. Un individu peut ainsi avoir son image captée par une caméra jusqu'à 300 fois par jour.

La CCTV (closed-circuit television) a connu un véritable essor au début des années 1990 pour prévenir la désaffection des centres commerciaux en raison de la criminalité. Dès 1997, le parti travailliste en a fait un de ses outils de prévention majeurs.Dans la décennie 1990, le ministère de l'Intérieur a consacré 78% de son budget de lutte contre la criminalité à l'installation de caméras. On estime qu'entre 1994 et 2004, environ 500 millions de livres (630 millions d'euros) d'argent public ont été dépensés à cet effet.

samedi 3 mai 2008

Recomposition à gauche

Le débat sur une alternative à gauche se poursuit... Autour, notamment mais pas exclusivement, du projet de Nouveau Parti Anticapitaliste initié par la LCR. Un certain nombre d'entre nous ayant signé l'appel local à la création de ce parti rédigé en commun par des militants politiques syndicaux associatifs et citoyens du Pays de Meaux, nous le publions ici.
N'hésitez pas à réagir.


Ensemble, construisons un nouveau parti !


Un constat quotidien pour toutes et tous : régression sociale généralisée !

D’année en année, nos conquêtes sociales du siècle dernier sont attaquées une à une par les gouvernements successifs. Dans tous les domaines, nos droits les plus élémentaires sont bafoués.

Cette situation de casse systématique des acquis sociaux s’inscrit dans la logique de mondialisation capitaliste qui voudrait dresser les travailleuses et les travailleurs du monde entier les uns contre les autres pour mieux les exploiter. La folle course au profit dans laquelle sont engagés les maîtres du monde menace notre survie même en pillant et détruisant
la planète.

Localement, Copé fait de Meaux un laboratoire de la politique du gouvernement : diminution du nombre de logements sociaux, place au tout sécuritaire (renforcement des effectifs de la police municipale, installation de la vidéosurveillance, d’un cantonnement de CRS à Meaux), démocratie de façade (conseils de quartiers bidons, clientélisme…), politique culturelle marchande, exonérations fiscales sans créations d’emplois, zones franches…

La politique de la gauche gouvernementale est impuissante parce qu’elle accepte la logique du profit, de la concurrence et la remise en cause des services publics. On n’a, par exemple, pas beaucoup entendu la direction du P.S au Parlement ni sur les régimes spéciaux, ni sur les franchises médicales, ni sur le service minimum. Et même lorsqu’elle pourrait faire respecter le vote des citoyens qui ont massivement rejeté la Constitution européenne le 29 mai 2005, elle préfère s’abstenir.
Il y a urgence à reprendre l’offensive !

Depuis 1995, les luttes ne cessent de se développer, preuve d’un rejet de plus en plus massif de cette société : grèves contre le démantèlement des retraites en 1995, 2003, 2007, révolte des banlieues, lutte contre le CPE en 2006, mobilisations massives dans l’Education Nationale …

Il est temps de construire un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force. Ce débouché politique doit porter le projet d’une autre société plus juste, plus humaine et plus égalitaire.
Il est temps d’en finir avec la logique marchande : nos votes, nos besoins, notre bien-être doivent être prioritaires !

C’est pourquoi nous, habitants de Meaux et ses environs, militants syndicalistes, associatifs, antilibéraux, personnes révoltées par ce système, reprenons l’appel national de la LCR et décidons de nous regrouper pour former un comité local pour un nouveau parti anticapitaliste.


Vous qui rejetez le capitalisme, brutal et inhumain, rejoignez-nous !

“Nous voulons construire ensemble un parti qui soit un lieu de réflexion et d’action autour des valeurs fondamentales de l’anticapitalisme, du féminisme, de l’antiracisme, de l’écologie, de l’internationalisme et de la démocratie.
Dépassons les divergences idéologiques du passé pour forger ensemble une nouvelle alternative politique et sociale”

Premiers signataires :

Achille Blot, étudiant, assistant d’éducation, militant LCR et Gauche Alternative
Frédéric Brault, fonctionnaire territorial, syndicaliste CGT, militant ATTAC et Gauche Alternative
Thomas Brisset, étudiant, militant LCR et Gauche Alternative
Béatrice Brisset, salariée du privée
Rémy Bultingaire, conseiller municipal, fonctionnaire, syndicaliste SNUI
Brigitte Cavrero, fonctionnaire, ancienne militante du PCF
Stéphane Cavrero, cadre commercial, ancien militant du PCF
Cécile Chevalier, fonctionnaire, syndicaliste SNUI, militante Gauche Alternative
Cécile Crétenet
Aurélie Fassion, professeur
Nathalie Fragaglia
Julien Froger, assistant d’éducation, militant LCR et Gauche Alternative
Sarah Kouassi, étudiante
Eugénio Labarca, fonctionnaire territorial, syndicaliste SUD, militant Gauche Alternative
Olivier Lefort
Sylvie Loisel
Jean Michel Malrieu
A Lamine N'Diaye
Véronique Giraudeau N'Diaye
Marie-Louise Nolorgues, EJE
Damien Pernet, professeur de lettres et d’histoire
Gwenaële Pirou, professeur des écoles, syndiquée SNUipp, militante LCR
Jean-Luc Pirou, instituteur, ancien militant du Parti des Travailleurs
Baudouin Soulis, graphiste-rédacteur indépendant, militant ATTAC et Gauche Alternative
Vatbled Pierre, étudiant, Gauche Alternative

mercredi 30 avril 2008

Faits et méfaits autour


Concernant le site de Claye Souilly choisi pour être un site "de captage et de stockage géologique de CO2 de taille industrielle" (texte de Véolia), le maire de Claye Souilly refuse la simple tenue d'une réunion d'information sur le sujet.

Il est vrai qu'une implantation de cette taille ne nécessite ni information ni consultation des citoyens...


Le blog ami Aldorande en parle bien mieux que nous, on vous invite à y jeter un coup d'oeil, et c'est par là :


Pour une gestion publique de l'eau en Ile de France




Nous reproduisons partiellement ci-dessous une tribune de Jacques Perreux, vice-président du conseil général du Val-de-Marne, et de Marc Laimé, journaliste, auteur du Dossier de l'eau (édition du Seuil).

Les dernières élections municipales ont permis de mettre en débat dans de nombreuses villes l'enjeu de la gestion de l'eau. Et beaucoup d'équipes, aujourd'hui en place, se sont engagées en faveur d'une gestion publique et citoyenne de l'eau. C'est le cas à Paris, à Toulouse et dans de nombreuses villes de banlieue parisienne où le contrat du SEDIF (Syndicat des eaux de l'Île-de-France) qui regroupe 144 communes, confié à Veolia (anciennement Compagnie générale des eaux) depuis 1923, arrive à expiration le 31 décembre 2010. À l'issue du scrutin de mars, le rapport des forces politiques au sein du syndicat a sensiblement évolué en faveur de la gauche :

70 villes sont dirigées par la droite,
67 par la gauche, 3 par le Modem
et 4 par des équipes sans étiquette.


Si on retient l'hypothèse que, lorsqu'on est de gauche, on se prononce normalement pour une gestion publique de l'eau, et si on y ajoute que des élus de droite ont pris position pour cette option, il est clair qu'une véritable opportunité est ouverte. Elle ne doit pas être gâchée. Depuis des années, de nombreuses forces - associations, collectifs de citoyens et élus - sont mobilisées sur cet enjeu. Elles le font à partir de raisons diverses :


- des positions philosophiques, parce que l'eau, en tant que don de la nature et bien commun, se doit d'être gérée ensemble, avec comme seul objectif l'intérêt général ;


- des préoccupations sociales, parce que, évidemment, lorsqu'il n'y a pas besoin de rémunérer des actionnaires, toujours plus gourmands, le prix de l'eau facturé à l'usager est moins élevé ;


- des engagements écologiques, parce que, pour la protection de la ressource, de la biodiversité et de la santé, le bon principe de précaution est de ne pas déléguer la gestion de l'eau et de favoriser l'implication citoyenne ;


- des dimensions altermondialistes, parce que les peuples qui luttent pour maîtriser la gestion de leurs ressources trouveraient, face aux multinationales françaises de l'eau, un point d'appui dans la republicisation de l'eau en France même.


Ces forces, qui se mobilisent pour l'une de ces raisons ou pour toutes à la fois, ont aujourd'hui besoin de mutualiser leurs actions, de se coordonner pour établir une stratégie commune. Les succès des débats, l'écho des actions, l'impact des enquêtes de l'UFC-Que choisir sur les bénéfices astronomiques réalisés dans le domaine de l'eau, l'audience des émissions de radio et de télé consacrées à ce sujet, expriment des exigences fortes de nos concitoyens, qui doivent se traduire dans la direction et le mode de gestion du SEDIF. Les tenants du libéralisme perçoivent ce mouvement, s'en inquiètent et cherchent la parade. Les intérêts financiers en jeu sont considérables, et on peut supposer que dans le domaine de l'eau les lobbies ne sont pas moins actifs que dans celui des OGM, dénoncés dernièrement par des parlementaires de droite. [...]


Les enjeux sociétaux et environnementaux de la gestion de l'eau en Île-de-France sont d'une telle ampleur qu'ils appellent un examen serein et objectif d'évolutions dont la maîtrise ne peut être abandonnée ni à un courant politique, ni à une coalition d'intérêts privés. Porteurs des attentes exprimées par leurs concitoyens qui les ont élus, les nouveaux délégués du SEDIF ont l'occasion de refonder un nouveau pacte démocratique et citoyen autour d'un enjeu essentiel. En lien avec une mobilisation qui monte en puissance, la refondation d'un nouveau pacte démocratique et citoyen autour de l'eau serait ainsi à portée de main.

Compte rendu de la journée du 13 Mai


Entre trente cinq et quarante personnes sont venues partager un moment chaleureux avec nous en ce dimanche ensoleillé. Journée d'autant plus encourageante que nombre des présents étaient venus grâce aux quelques affiches posées chez les commercants meldois. Avec quelques couacs horaires, nous avons pu suivre notre programme et débattre autour de l'Amérique Latine toute la journée.


Pour ma part, un aspect m'a frappé : celui de voir à quel point ces expériences sont d'actualité, et suscite immédiatement des débats de fond. Comment s'organiser ? Quel projet promouvoir ? Comment résister face aux attaques des forces réactionnaires ? Comment promouvoir une politique alternative et avec quels moyens ?


Si vous avez passé une bonne journée, et que vous souhaitez continuer le débat, n'hésitez pas à mettre un petit mot avec vos souvenirs, vos impressions, vos questions, histoire de poursuivre le débat.


Thomas

jeudi 10 avril 2008

Décisions adoptées par la Coordination Nationale


Ce week end du 30 Mars, la Gauche Alternative tenait sa coordination nationale. Composée de représentants de tous les collectifs, elle adopte un certain nombre d'orientations stratégiques pour notre courant.
Ce week-end du 30 Mars, trois décisions d'importance ont été prises (parmi plusieurs) :

1) Sur les élections européennes de 2009 :

Pour les élections européennes de 2009, la coordination nationale des collectifs unitaires (Pour une alternative au libéralisme) appelle à la constitution de listes de large union des partisans d'une Europe sociale, démocratique et écologique, en rupture avec la domination des marchés financiers et la mondialisation libérale.

Elle propose à toutes les forces de gauche qui ont dit non au TCE en 2005 et qui ont refusé la ratification anti-démocratique du traité de Lisbonne en 2008 d'engager sans attendre des discussions sur cette perspective.

2) Sur les états généraux :

Nous décidons de proposer à l’ensemble des forces concernées de préparer des États généraux de la gauche de transformation sociale afin de construire ce rassemblement. Il s'agit évidemment des réseaux, des milliers de militant-es des associations et des syndicats du mouvement social, des citoyen-nes non-encarté-es qui aspirent à la création d’un tel rassemblement, de toutes les forces du Non de gauche du 29 mai, des courants politiques, des partis politiques, qui aspirent à la création d'un tel rassemblement visant une alternative radicale au système dominant d'un capitalisme prédateur

Pour contourner ce blocage au niveau national, nous proposons d’entamer la démarche au niveau local. Donc, nous invitons partout les collectifs à prendre des initiatives (rencontres, forums, débats) adressées à toutes les forces de la Gauche de Transformation Sociale et écologique, pour créer les conditions de la mise en œuvre des Etats Généraux.

3) Rapport au nouveau parti lancé par la LCR :

Elle rappelle que la constitution d’une grande force de la gauche de transformation sociale et écologique nécessite un processus unitaire qui prenne en considération la grande diversité des courants, sensibilités, histoires, mémoires, traditions, et parcours individuels des militantes et des militants.

* Elle constate que le projet de « NPA », déjà lancé, ne correspond pas à notre démarche unitaire et de rassemblement, telle qu’elle a été définie lors de nos Assises, et que la LCR n’entend construire que sur des adhésions individuelles, sans dialogue organisé avec d’autres courants.

* Elle considère que les collectifs n’ont pas vocation à être, en tant que tels, partie prenante de cette construction.

* Elle considère que le débat doit se poursuivre avec la LCR, comme avec l’ensemble des forces de la gauche de transformation sociale et écologique, dans le respect des décisions prises aux Assises et lors des réunions de la coordination.

Elle réaffirme en particulier la proposition faite à la LCR – et le cas échéant à l’organisation qui viendrait à lui succéder – de co-organiser les États Généraux d’une véritable force unitaire de la transformation sociale et écologique.